L'herbe aux femmes battues.

Son nom latin est tamus communis. On l’appelle aussi l’herbe aux femmes battues pour ses propriétés antinévralgiques. Utilisée sous forme de cataplasme la racine cuite était appliquée sur les hématomes et ecchymoses. Ce n’était pas la seule vertu qu’on prêtait à cette herbe. Ce véritable remède de grand-mère était prescrit comme purgatif, diurétique, pour traiter les rhumatismes, les crises de goutte et même contre les poux ! Aujourd’hui elle est encore utilisée en homéopathie comme antirhumatismale. Le tamier commun ou herbe aux femmes battues a de nombreux noms : raisin du diable, racine vierge, vigne noire, sceau de Notre-Dame, dans le sud de la France on l’appelle responchon ou respouchou. Chez nous cette herbe très commune est surtout recherchée à l’état de jeunes pousses pour être consommées cuites comme asperges sauvages. Comment la reconnaître ? Cette plante vivace est grimpante, à tiges grêles cannelées pouvant être légèrement rougeâtres, son feuillage est persistant, vert foncé, brillant. Les feuilles sont alternes en forme de fer de lance effilé et en pointe, aux nervures fortement marquées. La plante fleurit entre avril et juin et de petites baies d’abord jaunes puis rouges apparaissent. Attention, si les jeunes pousses sont comestibles, dans son ensemble le tamier est très toxique, que ce soit les baies ou encore la racine dont le lait peut provoquer des dermites de contact.
Sylvain Poujois
Par Pouj, Mardi 13 Mai 2008 à 08:30 GMT+2 dans Le Dauphiné Libéré (article, RSS)











