
Lors de sa venue à Annecy pour une séance de dédicaces j'avais rencontré l'auteur de bande-dessinées Berlion. Je l'avais interviewé mais l'article n'ai jamais paru. Ce sont des choses qui arrivent... Le blog me donne l'occasion de rattraper le coup. Voici donc :
TROIS QUESTIONS À ....
Berlion
Auteur de bandes dessinées.
«Petit, la bd était pour moi un refuge.».
Quels sont vos liens avec Annecy ?
Je fais beaucoup de vélo. Etant lyonnais d'origine, je suis donc venu affronter les cols de la région, Aravis, Colombière et Echaud.... J'ai été aussi attiré par le festival d'animation, sans pouvoir y participer... mais je compte bien revenir.
Vous publiez Rosangella en collaboration avec le scénariste Eric Corbeyran. Quel a été votre parcours en tant que dessinateur ?
Comme beaucoup de dessinateur, j'ai toujours dessiné. Petit, la bd était pour moi un refuge. J'étais abonné au journal de Spirou et je confectionnais mon propre fanzine. Alors que j'avais 14 ans, le journal de Tintin a acheté une de mes planches... J'ai pris conscience que je pouvais espérer vivre de ma passion. A Lyon, j'ai suivi les cours de l'école de dessin Emile Cohl. J'ai ensuite réalisé des illustrations pour des manuels scolaires. En 1991, a Angoulême, j'ai rencontré Corbeyran, avec qui j'ai créé la série jeunnesse "Le cadet des soupetard" (Ndlr 10 volumes) et « Lie-de-vin ».
Comment est né le projet « Rosangella » ?
Étant moi même scénariste (Ndlr Tonny Corso chez Dargaud), j'avais l'idée d'une femme blessée à qui la vie donne une seconde chance. J'en ai parlé à Eric Corbeyran, qui un don pour parler des personnages féminins. Il a créé l'histoire de Rosengella que nous avons retravaillée ensemble. Pour le trait, j'ai voulu que le décor s'efface au profit des personnages, d'où le choix de l'aquarelle.
Propos recueillis par Sylvain POUJOIS
